samedi 28 février 2015

Le salaire de la peur #4 : Y a t-il République sans colonies ?


L'émission éphémère de La Locale continue de démonter l'idéologie républicaine triomphante et raciste. Cette semaine, on s'attaque au colonialisme, inséparable de la naissance de la République française moderne.


Sommaire :

1 Islamo-fascisme : c'est celui qui le dit qui l'est (fasciste)
2. Qu'est-ce qu'un attentat ? C'est quand quelqu'un attaque le pouvoir ou ses
représentants.
3. Le colonialisme est-il compatible avec la république ? Bien sûr que ouai ma gueule.

Ca se podcaste là : Le sale air 4

2.0


BCK MIR se met à la page... Facebook

Ca se passe là : Black Mirror, émission hip hop

Pas sûr qu'une émission de deux heures qui remonte aux racines du Hip Hop, parfois loin dans le passé, ait grand chose à foutre dans ce présent perpétuel, mais il paraît que ça peut "accroitre l'auditoire".
Alors on la tente. Donc comme on dit, likez, partagez, inscrivez vous à la page, et tous ces joyeux ordres numériques... En gros faites tourner, même virtuellement !
Mais n'hésitez pas à écrire un bon vieux mail aussi, à faire découvrir l'émission autour de vous, à proposer des redifs sur vos radios "libres" ...


jeudi 26 février 2015

S.02 EP.18 : James Brown, de Harlem à la Maison Blanche


Cette semaine, on continue d'explorer la carrière du Soul Brother N°1, et on s'attache aux années fastes, celles qui l'ont vu révolutionner la soul, lui faire prendre une autre direction, plus rude ("raw soul"), plus urbaine, plus dépouillée. Peu à peu, les mélodies s'estompent pour mettre tous les instruments au service du groove ultime, squelettique, enragé, incendiaire, à l'image des ghettos qui s'embrasent.

La musique de James Brown sera la bande son des émeutes qui secouent les USA tous les été de 1965 à1969. On s'arrêtera aussi sur ses premières errances politiques, lui qui s'était tenu à l'écart jusque là et mettait toutes ses forces à bâtir un Empire. Admirateur de Luther King, hostile à la violence, lançant des appels au calme à la demande des autorités, serrant la patte du vice président, jouant pour les troupes au Vietnam, sortant le single patriote "America is my home" quelques mois après l'assassinat du révérend, James Brown a toujours voulu défendre un Black Power économique, persuadé que l'éducation et le travail peuvent permettre à eux-seuls de combattre un Etat structurellement raciste.

Tiraillé entre son amour pour le peuple du ghetto et ses rèves de gloire, celui dont Carmichael (premier leader à employer l'expression "Black Power") disait qu'il était dangereux parce que trop de gens l'écoutaient, a souvent produit une musique dont le sens profond semblait lui échapper, celui d'une révolte Noire contre le monde Blanc. Il finira même par renier l'immense "Say it loud i'm black and I'm proud", regrettant qu'il ait été "mal compris", et qu'il lui ait coûté une partie de son public bourgeois.

Deux heures de musique, de politique, de luttes, et comme d'hab', la tarte hip hop et le sample de la semaine. Bienvenue !

L'émission : BCK MIR S.02 Ep.18
La Playlist : BCK MIR S.02 EP.18 James Brown #2 PLAYLIST 

  1. The Robins - Riot in cell block 9
  2. Isley Brothers - It's Your Thing
  3. Ann Peebles - It's Your Thing
  4. Marva whitney - Its my thing
  5. NWA - Fuck The Police
  6. EPMD - It's My Thing
  7. Public Enemy - Bring the noise
  8. Mc TREE - Trappers Delight
  9. James Brown - Out of Sight
  10. James Brown - I Got You (original 1964 version)
  11. James Brown - I Got You (I Feel Good)
  12. Professor_Longhair - Big Chief (Parts 1 and 2)
  13. Dyke & The Blazers - Funky Broadway Part1
  14. James Brown - Papa's Got a Brand New Bag Part1
  15. James Brown - I don't care
  16. James Brown - Cold Sweat
  17. James Brown - There Was a Time (Live)
  18. James Brown - Don't be a Dropout
  19. James Brown - America Is My Home
  20. James Brown - Say it Loud (I'm Black And I'm Proud) Part1
  21. James Brown - I Don't Want Nobody to Give me Nothing


Quelques vidéos, de 1965 à 1969, au sommet de sa classe, peut-être le plus grand danseur, avec Ali :





Le jour où il a failli faire s'effondrer l'Olympia, 1966 :




Improbable :




Cold Sweat, pierre de Rosette du Funk moderne :




Clyde Stubblefield, le "funky drummer", dans ses oeuvres. Breakbeat !




Boston, le lendemain du meurtre de Luther King :





Appels au calme :




A côté de ses pompes...




Pour pécho la mixtape de TREE, tarte hip hop de la semaine :

TRAP GENIUS


A lire absolument, les bouquins d'un voleur parti trop tôt détrousser le paradis :

AHB


jeudi 19 février 2015

S.02 EP.17 : Sélekta spéciale James Brown 1955 - 1964


Cette semaine, épisode sélekta spéciale "Early James Brown", ses premières années, de 1955 à 1964, du RNB à la Soul, juste avant l'explosion Funk. Il nous avait déjà offert des ballades RNB imbattables, et annonçait parfois sa chasse au groove parfait. On en profite pour écouter quelques influences, des reprises, des titres qu'il a écrits pour ses "Funky Divas". Avec en prime un double sample de la semaine, et une double tarte hip-hop.


L'émission, Face A : BCK MIR Selekta James B. #1

L'émission, Face B : BCK MIR Selekta James B. #2



Playlist, Face A :

01. ALI – Survivant
02. James Brown – I don't mind
03. Onyx – Belly of the Beast (Prod : The Audible doctor)
04. Little Willie John – All around the world (1955)
05. Little Willie John – Fever (1956)
06. James Brown – That's when i lost my heart (1959)
07. James Brown – Chonnie oh Chon (1959)
08. James Brown – That dood it (1959)
09. James Brown – I want you so bad (1959)
10. James Brown – I got to cry (1959)
11. James Brown – Messing with the blues (1959)
12. The Impressions – Precious Love (1958)
13. James Brown – Prisoner of love (1963)
14. James Brown – I don't care (1962, première version de « Cold Sweat »)
15. James Brown – Shout and shimmy (1962)
16. James Brown – Lost Someone (1963)
17. James Brown – I got you (1964, unreleased)
18. Yvonne Fair – I found you (1964)
19. James Brown – Night train (1961)
20. James Brown – Night train (live at The Apollo, 1963)
21. James Brown – Bewildered (1963)
22. Baby Lloyd – There Is Something On Your Mind (1965)



Playlist Face B :

01. Lil Herb – Real
02. Vickie Anderson – I want to be in the land of... (1969)
03. Main Source – Live at the Barbecue
04. Tammy Montgommery – I cried (1963)
05. James Brown – I cried (1971)
06. Anna King – That's when i cry (1964)
07. James Brown – Good Rockin' tonight (Roy Brown cover, 1967)
08. James Brown – The scratch (1961)
09.James Brown – Maybe the last time (1964)
10. James Brown – Just won't do right (1964)
11. James Brown – Baby you're right (Joe Tex cover, 1961)
12. James Brown – Love don't love nobody (1961)
13. James Brown – Baby don't you weep (1964)
14. Yvonne Fair – You can make it if you try (1962)
15. Tammy Montgommery – If you don't think (1963)
16. Anna King & Bobby Bird – Baby baby baby (1964)
17. James Brown – Medley (Live at the Apollo)
18. James Brown – These Foolish Things (Live at the Apollo)
19. James Brown – It's a man's world (alternate)

mardi 17 février 2015

Soutien

Soutenez le film Qui a tué Ali Ziri?

 
Documentaire de Luc Decaster, qui suit pendant cinq années l'affaire Ali Ziri, chibani décédé suite à son interpellation par la police nationale d'Argenteuil en juin 2009.


Au delà de cette affaire, le film rejoint d’autres histoires de violences policières et interroge la « justice particulière » mise en place lorsque des policiers sont en cause.

Ce film n’a reçu aucune aide de la part des institutions régionales et nationales en charge de financer le cinéma. Il a donc été tourné et monté sans argent. Pour le terminer et le sortir en salles, nous avons besoin de votre soutien !

En cliquant sur ce lien, vous pourrez avoir accès à plus d’informations, voir des extraits du film et participer à la collecte :    

vendredi 13 février 2015

S.02 EP.16 : James Brown, partie 1 : Du Sud ségrégué aux lumières de Harlem


Cette semaine, on raconte comment un gamin noir né dans une cabane en bois dans un des Etats les plus ségrégués des USA, élevé par une tante maquerelle, emprisonné à 16 piges pour une peine égale à son âge pour un misérable vol, va finir par révolutionner la musique et rythmer la lutte pour la dignité. On découvre quelques-unes de ses influences, on écoute les premiers titres RNB qui l'ont fait décoller, et on se termine avec un des plus grands monuments de la musique populaire, le "Live at the Apollo", enregistré en 1962 en plein coeur de Harlem. Gimme the drummer some !

L'émission : BCK MIR S.02 EP.16
La playlist : BCK MIR S.02 EP.16 Playlist


Quelques vidéos :









L'escroc number 1 :




Le fameux T.A.M.I show, avec une version courte de la folie de James Brown sur son "Please, please,please", qui pouvait parfois durer jusqu'à 40 mn en live...





Un extrait de Get on up, avec le sidérant Chadwick Boseman, la fameuse soirée où les Flames volent la vedette à Little Richard :



jeudi 12 février 2015

Le sale air de la peur #3


 
Episode 3 de l'émission éphémère de La Locale "Le sale air de la peur".

Cette semaine, on essaye de dénicher ce qui se terre derrière deux expressions incontournables dans les discours politiques et médiatiques de cette France post-"attentats" : le mystérieux "esprit de Janvier" et "la guerre au terrorisme". Esprit ? Guerre ? Terrorisme ? Ca fait peur. C'est le but.

Tous vos retours sont les bienvenus : lesaleairdelapeur@laposte.net

Faites tourner !

Partie 1 : "Esprit de Janvier" (es-tu là?), et "terrorisme" : ici

Partie2 : L'antiterrorisme, un mode de gouvernement :

lundi 9 février 2015

Pour en finir avec toutes les prisons


Cliquez sur la couv' pour télécharger le pdf du dernier numéro.

jeudi 5 février 2015

Le Sale Air # 2



Pas d'émission cette semaine, c'est le premier mercredi du mois, place à Hybrid Station.

Mais comme l'air du temps est toujours aussi puant, l'émission éphémère de La Locale, " Le sale air de la peur ", remet ça. Dans ce numéro, divisé en deux pour que ce soit plus digeste, on parle de l'islamophobie, une vieille histoire occidentale, et française. Et puis d'un certain (faux) féminisme, instrumentalisé pour justifier des représentations et des politiques racistes. Toujours et encore de la trouille, donc, et ce qu'elle rapporte au pouvoir.

Le sale air de la peur #2 Face A
Le sale air de la peur #2 Face B